À paraître début 2021

Ouvrage en pré-commande

 

90 euros

3 volumes, 1 455 pages

155 x 240 mm

ISBN 9791090129443

ISSN 2556-5753

 

Collection « Religions et sociétés »

 

 

À télécharger

 

> Plaquette de présentation de l'ouvrage

> Couverture HD volume 1

> Couverture HD volume 2

> Couverture HD volume 3

> Table des matières

> Introduction

> Index

Feu la modernité ?

Maritain et les maritainismes

 

1. Antimodernes, ultramodernes (1906-1926)

 

2. Quand prime le spirituel (1925-1939)

 

3. Ceux qui voulaient sauver leur temps (1933-1939)

 

Michel Fourcade

 

 

De leur conversion portée par les intuitions spirituelles de leur parrain Léon Bloy (1906) à leur départ en mission aux États-Unis (janvier 1940), Jacques et Raïssa Maritain ont tracé un sillage de foi et de pensée jalonné d’œuvres remarquées et de compagnonnages discutés, partagé d’abord par leurs « familles électives » – « apôtres des derniers temps », cercles thomistes de filiation dominicaine, poètes et contemplatifs. Bergson et la mystique protègent la singularité du « jeune maître » de l’Institut catholique de Paris dans la controverse antimoderniste. Et doublement appuyée sur Maurras et Cocteau, toute une stratégie d’entrisme culturel parvient à faire du thomisme la philosophie à la mode au tournant de 1925, non sans vives contestations dans et hors de l’Église.

La condamnation de l’Action française par Pie XI (1926‑1927) et la part prise par Maritain dans l’explicitation de cette crise bouscule, diversifie et internationalise son réseau : dans une effervescence d’essais et de manifestes, de collections et de revues, et tandis qu’apparaît la nouvelle génération dite « non-conformiste », se spécifient divers « maritainismes ». Le foyer de Meudon reste au cœur des controverses métaphysiques et idéologiques : c’est l’heure des « intellectuels au Nouveau Moyen Âge » tandis que la crise de civilisation s’intensifie.

Le vieux monde s’effondre et en esquissant une « nouvelle chrétienté », Religion et Culture (1930) refuse de se laisser engloutir avec lui. Pour le bien commun (1934) et Humanisme intégral (1936) balisent une route entre les écueils fasciste et communiste ; De la guerre sainte et L’impossible antisémitisme (1937) mettent en garde contre les mythes criminels. Renouvelant les questions de la démocratie et des Droits de l’Homme au Crépuscule de la civilisation (1939), Maritain, placé à la croisée de tous les chemins de son temps et des dialectiques de la « modernité », s’apprête à devenir le « philosophe interallié ».

 

 

 

Michel Fourcade est maître de conférences (HDR) d’histoire contemporaine à l’Université Paul‑Valéry Montpellier II, membre du comité de rédaction de la revue Nunc, président du Cercle d’études Jacques et Raïssa Maritain. Cet ouvrage reprend l’intégralité de sa thèse, soutenue en 2000 et entièrement révisée.

 

 

 

À découvrir au catalogue

    

> Découvrer nos collections

> Consulter l’ensemble du catalogue