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À paraître le 10 juillet 2018

 

155 x 240 mm

367 pages

ISBN 9791090129269

ISSN 2556-5753

25 euros

Les crucifiés de la terre

 

Lettres du Brésil et d’Amérique centrale (1978-1995)

 

Henri Burin des Roziers

 

 

Édition critique établie par Sabine Rousseau
avec la collaboration de Claude Billot

 

 

Henri Burin des Roziers. Un nom associé au combat des paysans pauvres en Amazonie. L’avocat des « sans-terre ». Frère dominicain de la Province de France, arrivé sur des terres pionnières dans la forêt amazonienne en 1979, resté fidèle aux luttes des petits paysans du Pará pendant plus de trente ans.

De son arrivée à São Paulo en décembre 1978 jusqu’au début de l’année 1995, Henri Burin des Roziers écrit de nombreuses lettres à ses parents, déjà âgés et très éloignés de l’univers qu’il décrit si différent du confort bourgeois parisien. Il partage avec eux sa découverte du Brésil et d’autres pays d’Amérique centrale qu’il parcourt au cours de l’année 1990-, son étonnement devant les espaces à la fois immenses et isolés qu’il sillonne sans relâche. Il leur dit sa révolte face aux injustices et à la misère des habitants, son admiration pour leur courage face à la violence. Il relate ses rencontres, les moments de joie simple avec les villageois et de tensions avec les gros propriétaires et la police, les échanges avec ses frères et sœurs de lutte, ses conversations avec les évêques dont il apprécie l’humilité et l’engagement auprès des pauvres. Il ne tait pas son rejet d’une autre Église, complice des puissants, et exprime sa détermination dans les combats menés, les occupations de terre, les manifestes, communiqués et pétitions, les réunions dans les paroisses et à Brasilia, les nombreux procès contre les fazendeiros et les tueurs à gages. Il raconte son quotidien, ses attentes à la gare routière ou à l’aéroport, sa fatigue quand il écrit sur ses genoux dans un car ou à la lueur d’une chandelle, le plaisir rare d’un bon vin ou d’un repos salvateur pour mieux retourner ensuite auprès des paysans sans terre qui luttent pour leur survie.

Dans ses lettres d’Amérique latine, Henri Burin des Roziers partage avec ses parents l’immense tendresse qu’il éprouve pour ces « crucifiés de la terre ».

 

 

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