À paraître au 2e ou 3e trimestre 2022

 

Prix spécial souscripteur : 75 euros

(au lieu de 95 euros prix public TTC)

Date limite de la souscription : 31 mars 2022

Coffret de 3 volumes,

1800 pages environ

155 x 240 mm

 

 

Collection « Gauches d’ici et d’ailleurs »

 

 

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Nouvelle histoire
de la Commune
de  Paris, 1871

 

Jean-Louis Robert

 

 

 

De longue date, la Commune de Paris a fait l’objet de travaux d’importance. Et le cent-cinquantième anniversaire de l’événement a apporté sa belle brassée de recherches et ouvrages nouveaux. Le livre de Jean-Louis Robert, à travers une recherche d’une ampleur exceptionnelle, apporte à l’histoire de la Commune une somme de connaissances érudites et inédites, issues d’un travail de quinze années, et propose une lecture profondément renouvelée de l’événement.

Les interprétations de la Commune de Paris ont été multiples, toutes appuyées sur des arguments solides. Relevons-en cinq, les plus significatives. La première voit dans la Commune les prémices de la révolution ouvrière, une forme de la dictature démocratique du prolétariat, étape vers le socialisme et le communisme. La seconde s’accorde avec la première sur le sentiment d’une aube, mais y voit une remise en cause immédiate de l’État et de toute forme de gouvernement, de toute domination. Une autre interprétation va mettre en avant la république, sans doute sociale, mais d’abord la république comme visée première d’une insurrection patriotique qui clôt le cycle des insurrections. Plus récemment est venue l’idée que la Commune est avant tout une insurrection de circonstances. Et la Commune devrait se comprendre plus comme accident de l’histoire qu’inscrite dans un mouvement long. Enfin la Commune peut apparaître d’abord comme un des nombreux rebonds des insurrections populaires qui marquent l’histoire de France, des communes médiévales aux gilets jaunes.

L’auteur du livre propose, dans cette somme, une lecture approfondie de cette histoire. Pour lui, c’est dans la multiplication de lignes mélodiques distinctes, de contrepoints, de variations à dégager et à croiser qu’il faut concevoir la recherche de la mystérieuse harmonie polyphonique de la Commune. Il faut dès lors aborder la Commune comme un fait historique total, social, politique, culturel, anthropologique. Usant de sources encore peu utilisées – la presse communarde a été systématiquement et entièrement dépouillée, de grandes séries d’archives ont fait l’objet d’un examen précis… –, croisant les méthodes les plus rigoureuses et les approches les plus diverses, de l’histoire des représentations morales au comptage des mariages, l’auteur reconstruit progressivement l’ensemble des interactions à l’œuvre pendant la Commune. Pendant 72 jours, la révolution débat avec elle-même, un débat qui nous parle encore profondément, tant les problématiques des communardes et des communards résonnent avec les nôtres.

La Commune apparaît alors bien comme une œuvre, certes terminée tragiquement, et c’est bien vers cela que l’auteur nous conduit, pas à pas, permettant à chacune et chacun de garder sa totale liberté de regard vis-à-vis de l’événement.

 

 

 

Jean-Louis Robert, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1, ancien directeur du centre d’histoire sociale du xxe siècle. Ses travaux ont porté sur l’histoire comparée des sociétés urbaines aux xixe et xxe siècles, en particulier sur l’histoire ouvrière, dans une perspective d’histoire totale, des représentations aux conditions matérielles.

 

 

 

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