À paraître le 15 septembre 2024

 

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Prix spécial souscripteur : 25 €

(au lieu de 35 € prix public TTC)

 

550 pages environ

155 x 240 mm

ISBN 979-10-90129-75-7

ISSN 2648-1499

 

Collection « Gauches d’ici et d’ailleurs »

 

 

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Socialistes contre la guerre d’Algérie

De la SFIO au PSU (1954-1960)

 

Gilles Morin

 

Préface d’Antoine Prost

 

 

 

Pour les générations parvenues à l’âge adulte durant la guerre d’Algérie ou les années soixante, le discrédit de la SFIO était si fort et si global qu’il en a presque occulté la mémoire de ces hommes et de ces femmes qui, de l’intérieur et aussi longtemps qu’ils l’ont pu, ont combattu les dérives de ce que l’on a appelé par la suite le « national-molletisme ». Gilles Morin, dans cet ouvrage, retrace avec minutie et finesse le cheminement de ces militants, mus par des motivations différentes et parfois contraires, qui entre 1956 et 1958 s’élevèrent contre la trahison de la promesse de faire la paix en Algérie qu’avait portée le Front républicain. Il montre comment le ralliement de la direction de la SFIO à la Ve République a été le point de bascule qui a conduit de l’opposition interne à la scission, pour donner naissance au PSA (Parti socialiste autonome) et pourquoi il se donna Édouard Depreux comme porte-parole. Attendu par l’UGS (Union de la gauche socialiste), de quelques mois son aînée, soucieux d’attirer les mendésistes qui avaient quitté le parti radical, le PSA acquiescera rapidement à la fusion au sein du PSU (Parti socialiste unifié).

Pour permettre de mieux comprendre l’émergence de cette opposition, l’auteur analyse en détail les mutations de la SFIO depuis la Libération, ses débats et son fonctionnement internes, ses zones de force et de faiblesse, la composition sociologique de son électorat et de ses adhérents. Il décrit également avec précision les évolutions de sa doctrine coloniale, les pesanteurs et les ignorances qui l’ont empêchée d’appréhender le mouvement de décolonisation. La question algérienne va faire converger des courants anticolonialistes parfois anciens, aux références et aux doctrines différentes, qui vont se retrouver, en fin de compte, dans leur opposition à Guy Mollet.

La publication de cette thèse, soutenue en 1992, vient combler un manque sur l’histoire tourmentée de la gauche socialiste dans les années de transition de la IVe à la Ve République.

 

 

 

Docteur en histoire, enseignant retraité, Gilles Morin est spécialiste de l’histoire politique et sociale de la France au xxe siècle.

 

 

La publication de cet ouvrage a bénéficié du soutien de l’Institut Édouard Depreux.

 

 

 

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